Katia élève au CESDA de Toulouse en 1986 et 1987 dans la classe coopérative qui s’occupe du restaurant :
Elle est algérienne, devenue sourde vers l’âge de trois ans suite à une méningite.
Peu de temps après, son père décède et elle a donc été, selon les traditions locales, enlevée à sa mère pour être confiée à la famille de son père résidant en France.
C’est dans ces circonstances qu’elle arrive à Toulouse avec un double handicap: la surdité et la langue, sa famille algérienne ne parlant que très peu le français.
Cette séparation d’avec sa mère est sans limite dans le temps et son retour en Algérie se perd dans les brumes des éventualités.
On ne s’étonnera donc pas que Katia soit incapable de la moindre organisation dans le temps: elle ne connait ni le jour ni l’heure.
Le calendrier lui échappe complètement. De plus, pendant plusieurs années, dans l’ignorance de son état-civil, on lui attribue arbitrairement un âge.
Dernièrement, on a reçu des renseignements précis et on a su alors qu’elle avait deux ans de plus que ce qu’on croyait.
Sa participation à la classe restaurant pendant ces deux années l’a aidée à grandir.
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